Je ne sais pas vous, mais moi, les “radins” qui m’apprennent comment trouver des “bons plans” de trucs que je n’achèterais pas de toute façon, ça m’agace.
Je pense aux voyages en club, aux écrans plasma, au matériel électronique en tout genre …
M’agacent aussi les coquettes qui se décarcassent à trouver des fringues de marque à moitié prix. “Mais même à moitié prix, ma bonne dame, ça reste hors de prix”. Désolée, pas de snobisme à l’horizon, en ce qui me concerne.
Lorsque j’ai mis la main sur “Savoir économiser”, j’ai fait comme d’habitude : j’ai ouvert le livre au hasard à plusieurs endroits pour me faire une première opinion.
Je l’ai acheté; voyons si j’ai eu raison.
Un livre en 3 parties
Il présente une maquette claire et aérée (le talent de Flammarion) et des rubriques variées qui reviennent à chaque chapitre, comme le sympathique “ça va faire des euros”.
La première partie s’appelle : acheter, mode d’emploi.
Là, je l’attendais, avec ses “bons plans” et son cortège de “faut acheter les fruits et légumes en saison”. En fait, ça commence en amont de l’acte d’achat. A partir d’exemples tout simples (canapé, aquarium), on se retrouve à se poser les bonnes questions qui nous amènent à acheter.
En réalité, les questions, c’est l’auteure qui nous les pose. Et on se prend à se souvenir du dernier “achat-plaisir”, plus proche de l’impulsion que de la raison.
On sourit, aussi: elle a l’humour ravageur. Pour un sujet comme celui-là, c’est bienvenu. Foin de culpabilité.
Puis vient la question-piège : où acheter ? Les magasins d’usine sont-ils toujours les moins chers ? Pas de réponse toute faite mais un catalogue bien documenté des choix possibles.
Le chapitre “Le prix à payer” est un condensé de bon sens (les cartes de fidélité, bon plan ou arnaque) et de rappels des astuces des commerçants. Tout ça drôlement utile quand on est, comme moi, légèrement handicapée du calcul mental. Ajoutez des conseils concrets pour vendre ou acheter d’occasion. Saupoudrez de nos fausses bonnes excuses pour légitimer nos achats inutiles. Et finissez par un bon coup sur notre naïveté devant les accroches publicitaires.
Le chapitre “Se débarrasser du superflu” sent le vécu. Marie-Pierre Dousset a animé une émission sur M6 dans laquelle elle aidait les gens à renflouer leurs finances, semble-t-il (je n’ai pas vu l’émission). Vous trouverez ici le mode d’emploi du vide-grenier, du côté vendeur.
La deuxième partie du livre s’appelle “où économiser des euros”
En un mot comme en cent : partout ! Et même là où vous ne vous y attendiez pas.
Oui, bien sûr, dans votre douche puisque vous ne prenez plus de bain, n’est-ce pas, écolo que vous êtes ! Mais pas que.
Le chapitre “dans la cuisine” démarre sur les chapeaux de roue … suédois. Et vous révèle ce que vous aviez peut-être perdu de vue, noyé sous vos horaires de travail et les corvées : on jette à la poubelle 26% des aliments que l’on achète !
Je ne sais pas si la liste des aliments d’épicerie que l’on devrait avoir chez soi vous passionnera comme elle a l’air de passionner l’auteure . Elle a cependant le mérite de nous rappeler que notre cuisine ressemble parfois à une annexe du supermarché : cela représente une coquette somme immobilisée.
J’ai adoré toutes ses démonstrations, chiffres à l’appui. Les lentilles, le lait, le fromage râpé, les fruits secs et le fameux “calamar farci, concassée de tomate et riz camarguais”. Elle se demande combien on achète de calamar, de tomate (au singulier, tiens tiens) et de riz : elle a tout comparé, calculé …
C’est drôle et éclairant.
Le chapitre “le nettoyage” sera particulièrement utile à ceux qui confondent propreté et chimie. Déjà bien avancée sur le sujet de l’écologie et des économies dans ce domaine, je vous laisse apprécier sa pertinence.
Le chapitre “dans les placards” touche une corde sensible puisque c’est au coeur de ma pratique chez les particuliers.
Inutile de dire que j’adhère à 100% au contenu de ce chapitre. L’organisation et les économies, ça se rejoint évidemment.
Focus sur les produits de beauté qui devrait calmer les détentrices de la carte de fidélité Sephora… pour un temps.
En revanche, l’épilation à l’indienne : je n’ai rien compris ! Je n’ai pas apprécié non plus la liste des cadeaux à offrir “sans se mettre sur la paille”.
La troisième partie s’intitule “le régime D : 10 semaines pour améliorer sa situation financière”
Je n’ai pas adhéré au procédé qui consiste à plaquer sa méthode sur celle d’un régime. L’idée est séduisante au départ mais devient superflue par la suite. Cela dit, le contenu est intéressant mais ne tient pas la comparaison (qui le peut ?) avec “Your money or your life” de Dominguez et Robin. C’est LE livre que je recommande à tous ceux qui veulent remettre l’argent à sa juste place dans leur vie.
D’ailleurs, que ceux d’entre vous qui ont eu des problèmes de budget veuillent bien nous dire en commentaire quelle méthode ils ont suivi pour s’en sortir : cela pourrait servir aux autres.
En somme, que penser de “Savoir économiser” et vaut-il la peine d’être acheté ?
C’est un guide pratique dont l’humour et le bon sens font tout l’intérêt. La troisième partie est moins convaincante. Mais, les deux premières, si vous les mettez en application, devraient vous permettre de rentabiliser le coût de l’ouvrage (19,90 euros : pas 20, vous avez remarqué ?). C’est pourquoi je recommande ce livre.
Note : mon avis est donné de façon indépendante. Je ne gagne rien sur les biens dont je parle dans cette rubrique.
je partage tout à fait votre avis……
je n’ai pas lu ce livre, mais j’ai vu l’émission: certains conseils sont bons (même si ce n’est que du bon sens la plupart du temps), mais à écouter cette bonne dame, on vendrait les jouets de ses enfants et on vivrait d’amour, d’eau fraiche et de produits à l’huile de palme…
C’est assez vrai, ma foi. N’empêche que son bon sens m’a drôlement servi. Tout comme le mien sert à d’autres personnes
faire preuve de bon sens est une chose, se serrer la vis au point de ne plus profiter de la vie, c’est dommage! on ne peut pas se priver de tout non plus.
quoiqu’il en soit, ses astuces pour économiser ou gagner de l’argent sont intéressantes.
c’est le côté “radin” voir vraiment “rat” qui me semble un peu excessif.
(là encore je parle de l’émission télé)
Je viens d’acheter ce livre aujourd’hui même car, moi aussi, la baisse du pouvoir d’achat me préoccupe. Ceci dit, j’ai déjà fais une bonne affaire; vous annoncez le prix à 19,90 €, et je l’ai eu à 10,00 €, neuf en grande surface. Je vais donc pouvoir le rentabiliser deux fois plus vite.
J’ai reçu ce livre aujourd’hui et le prix a encore baissé (acheté 6€ comme neuf au lieu de 8,50€ en magasin). En congé parental, même si mon mari a un bon revenu, on se préoccupe du pouvoir d’achat. Je fais la chasse aux BDR, aux 100% remboursés et au prix au kilo bien sûr! Je compare souvent les prix, certes ça prend du temps mais ça vaut le coup… J’espère enapprendre un peu plus avec ce livre…