Archives de Tag: apprendre à s’organiser

Se rencontrer à la médiathèque des Ulis

mind map procrastination1Samedi 25 octobre, j’anime un atelier  « Découverte du mind mapping », à la médiathèque F. Mitterrand aux Ulis (91) de 11 h 00 à 12 h 30.

 

Venez découvrir comment utiliser au mieux le potentiel extraordinaire de votre cerveau pour:

- apprendre

- prendre des notes

- booster votre mémoire

- faire des synthèses…

Si vous ne connaissez pas du tout, sachez que nous allons imaginer, dessiner, organiser nos idées… bref, nous amuser.

J’espère que vous viendrez nombreux , c’est gratuit et la médiathèque nous prête le matériel.

 

 

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L’art du désencombrement

ligueAh tout ça, ça vous gêne, ça vous encombre, vous voudriez bien vous en débarrasser! Mais le désencombrement est un art, Messieurs-dames. On ne devient pas Meilleur  Ouvrier Désencombreur de France en une nuit. Certes pas.

Voyons, si vous vouliez devenir champion en une certaine discipline, que vous faudrait-il?

  • Apprendre la technique avec quelqu’un qui sait. Vous êtes sur ce blog: et d’une.
  • Pratiquer en commençant modeste. Chaque chose en son temps.
  • Progresser là où vous êtes un peu plus faible et maintenir là où vous êtes le plus fort.

1- La technique

Facile. Je vous l’explique depuis 5 ans dans la rubrique « désencombrement express » (cf moteur de recherche)

2- La pratique

La ruse est là: minimiser les obstacles pour pouvoir pratiquer régulièrement. Quels sont-ils?

  • les obstacles matériels. Exemple: ne commencez pas à désencombrer les objets pour lesquels il vous faut l’avis de quelqu’un ou sa coopération.
  • les obstacles émotionnels. Exemple: refusez de vous attaquer d’emblée aux lettres d’amour et photos. Les médicaments, les stylos promotionnels, voire les chaussures, c’est plus facile.
  • les obstacles mentaux. Exemple: interdisez-vous de désencombrer pendant plus d’une heure. Seuls les maniaques pros tiennent le coup.

3- Vos forces et faiblesses

  • vous prenez facilement des décisions, vous avez confiance en vous (et dans votre capacité à retrouver/racheter les objets): ce sont des points forts qui vous seront bien utiles pour désencombrer.
  • vous attribuez des pouvoirs qu’ils n’ont pas toujours aux objets (symboles, souvenirs, aucazous…), vous pensez que ranger c’est cacher: ce sont des points faibles sur lesquels il vous faudra travailler, en relisant par exemple cet article et celui-là.

Et un jour, on créera la Ligue des Désencombreurs de France (et de Belgique et du Canada, évidemment) et ce sera très drôle. Parce que nous, on n’aura pas besoin de pot-de-vin ni de dopage.

 

 

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Gérer ses priorités: un mythe?

gandhi priorités

L’action reflète les priorités

J’interviens en entreprise, vous le savez. Parfois, le titre de ma formation à l’organisation personnelle devient quelque chose comme « S’organiser et gérer ses priorités ». Parce que c’est ainsi que s’expriment les participants ou, plus souvent, les managers des participants.

De même que je suis persuadée qu’on ne gère pas son temps, je leur montre qu’on ne gère pas ses priorités. A l’issue de la formation, tout le monde est d’accord avec ça.

Pourquoi ne gère-t-on ni son temps ni ses priorités? Parce que, la seule chose que vous pouvez manipuler à votre guise, ce sont vos actions. Or, pour jongler avec vos actions et être sûr(e) de toujours faire ce qu’il faut, quand il faut, sans rien oublier, ce sont d’abord vos projets qu’il faut définir. On part de votre description de poste si vous êtes salarié(e) ou de votre vision de l’avenir si vous êtes à votre compte, et on commence d’abord par identifier ceci: « à quoi suis-je payé(e)/qu’est-ce que je veux accomplir? »

Les priorités (à ne pas confondre avec les urgences) déterminent ce qui est important pour vous.

Mais attention, il se peut qu’elles changent et c’est bien normal. En revanche, si vous avez du mal à choisir vos priorités, vous risquez d’avoir du mal à agir.

Je vais vous montrer à l’aide d’un exemple de vie privée comment cela se passe.

Mon projet (ou objectif): nourrir ma famille ce soir.

Mon choix de priorités:

  • faire un repas équilibré
  • faire un repas rapide à préparer
  • faire un repas qui entraîne peu de nettoyage après
  • faire un repas économique

Dans tous les cas, je m’y engage, ma famille sera nourrie: objectif atteint.

Mais il faudra que j’accepte que je ne pourrai peut-être pas tout avoir à la fois: une cuisine propre en permanence, un porte monnaie bien plein et un repas prêt en 10 minutes.

Parfois, parce que d’autres projets viennent s’ajouter (réunion de parents d’élèves ce soir-là, mettons), les priorités devront être modifiées. Le repas sera nécessairement moins économique ou moins équilibré.

En tout cas, ce sont les actions, « passées au filtre » de mes priorités, que je pourrai gérer, c’est-à-dire décider de réaliser à tel moment, de telle façon, avec tel outil etc.

Exemples d’actions possibles selon mes priorités: jeter un oeil dans ma réserve pour cuisiner exclusivement à partir des produits qu’elle contient, commander une pizza, recycler des restes d’hier,…

A retenir de cet article: Ce ne sont pas les priorités que l’on gère, mais les actions.

Encore faut-il, me direz-vous, avoir une vision claire et complète des actions possibles pour tous les projets de façon à pouvoir choisir quoi faire et quand le faire. Vous trouverez astuces et méthodes dans cet article (comment je gère tout ce que j’ai à faire) et celui-ci.

Pour compléter votre lecture:

On parlait déjà ici de ce qu’il faut faire quand les projets s’accumulent.

Et si l’idée de vous former à une méthode d’organisation solide vous titille, regardez par ici. Ou bien, procurez-vous la « bible » de l’organisation.

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Faire des listes risque-t-il d’affaiblir ma mémoire?

ne pas oublier

C’est Nat qui pose cette question. En effet, retenir une liste de courses ou des choses à faire semble un exercice salutaire à qui se soucie de la vivacité de ses neurones.

C’est exact, jusqu’à un certain point.

D’abord, notre mémoire à court terme n’est capable de retenir, en moyenne que 5 à 9 items. En sachant qu’il faut être attentif au moment où on « fait entrer » la liste à apprendre. La moindre interruption, et hop, ça s’envole (mère de famille nombreuse et travailleurs en open space, vous savez de quoi je parle).

Puis, il faut créer un sens à ce qu’on veut mémoriser (à l’aide d’images mentales, de rimes, d’associations…).

Ensuite, pour que ces mots (ou chiffres, ou objets), restent en mémoire jusqu’à ce qu’on en ait besoin, il faut répéter et réviser.

Autrement dit, pour mémoriser une liste de course composée de quelques éléments, il y aura un peu d’effort à déployer, mais pas vraiment de problème. Mais les quelques 120 items qui composent le caddie hebdomadaire d’une famille de cinq personnes… c’est une autre affaire.

Et quant à se souvenir au bon moment de toutes nos tâches, ce n’est guère mieux. Vous avez remarqué comme on se rappelle des choses à faire quand ce n’est pas le moment?

De plus, si vous tentez de garder en permanence à l’esprit toutes vos tâches + vos courses + ce qu’on vous a dit + les infos du jour, la seule chose qu’il va vous arriver, c’est la surchauffe: les informations tournent dans votre tête. Concentré(e) sur « faut pas que j’oublie », vous percevez moins bien ce qui vous entoure.

C’est ici que la liste entre en jeu. Parce qu’elle vous permet de matérialiser ce qui papillonne en désordre dans votre tête, elle vous rend plus disponible pour capter ce qui arrive autour de vous. Et, paradoxalement, rend votre mémoire plus efficace parce qu’elle limite les auto- interruptions mentales du type « ah oui, il y a ça aussi… ».

memory

Les enfants nous battent au jeu du mémory: ils sont plus attentifs

Pour finir,  si vous souhaitez entretenir votre mémoire, voici quelques attitudes à adopter (ou conserver):

- jouer. Aux cartes, par exemple. Idéalement avec des amis (mieux qu’avec un écran)

- apprendre chansons et poésies

- rester curieux et attentif avec tous vos sens

- soigner votre corps (le cerveau en fait partie, vous vous souvenez?): activité physique et nourriture variée

Vous ne saviez peut-être pas que j’anime des formations et des conférences sur ce thème. Intéressé(e)? Le planning des formations est ici.

 

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Dissertation du jour: L’organisation est-elle l’ennemie de la spontanéité?

philo

via lefigaro.fr

Sujet du jour: « Devenir « trop » organisé(e) ne risque-t-il pas de me priver de cette spontanéité qui fait partie de ma personnalité?« 

Pour répondre, je vais tenter de vous montrer comme j’ai bien retenu mes cours de philo. Enfin, je crois. Thèse, antithèse, synthèse: c’est bien ça, non? Allez, je me lance.

1- Oui, l’organisation est l’ennemie de la spontanéité.

Indéniablement. S’organiser implique qu’on anticipe, qu’on prévoie. C’est donc, en soi, le contraire de l’improvisation.

2- Non. En fait, l’organisation est la compagne de la vraie spontanéité.

Comment être vraiment spontané si les « basiques » ne sont pas en place? Or, la base de la décontraction c’est l’aisance, la facilité. Ainsi, pour que les événements se déroulent sans stress inutile,  il faut avoir déjà un brin d’organisation.

Par exemple, si vous invitez douze personnes à dîner, comme ça, au débotté, vous avez intérêt à posséder ne serait-ce que quelques pâtes d’avance dans le placard (anticipation). Sinon, au lieu de passer un bon moment avec vos amis, vous courrez à l’épicerie du coin, au risque de découvrir qu’elle est fermée. Et votre chère spontanéité tombera à plat.

3- C’est l’inverse (en guise de conclusion de la rédaction de philo)

Je veux dire que si l’on se repose uniquement sur notre spontanéité, on posera par exemple ses clefs un jour ici, le lendemain là, les papiers dans ce coin-ci, pour le moment-on-verra-plus-tard. C’est charmant, cette improvisation permanente.

Mais c’est fatigant, aussi. Parce que, pour se permettre une telle décontraction dans toute sorte de situations, il nous faut deux ingrédients: premièrement, une fichue mémoire. Or on sait que celle-ci s’avère parfois capricieuse.

Deuxièmement, l’improvisation demande qu’il ait peu d’objets à gérer. Car au-delà d’une certaine quantité (mères Ecureuils, vous êtes là?), c’est fichu. On ne retrouve plus rien. Parce que, bizarrement, le jeune Ecureuil qui partage notre nid… fait la même chose. Il improvise, il pose là où ça l’arrange…

famille ecureuilsAdditionnez deux spontanés (ou plus) et vous obtiendrez un fouillis où la décontraction souhaitée est remplacée par le stress.

En somme, c’est l’excès de spontanéité qui empêche l’organisation et non le contraire. CQFD.

Pfiou! Ca va? Pas trop dur pour un lundi matin?

Quelles notes j’avais en philo, moi? Euh… je ne sais plus.

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Le couperet de la date-limite: motivation ou perversion?

date limite1Je ne compte plus les fois où on me dit:

  • je rêvais d’être à mon compte. Et maintenant que j’y suis, pas moyen de me mettre au boulot. Je ne travaille que si j’ai une date-limite de rendu.
  • « le ménage, ce n’est pas mon fort. J’attends qu’une visite se dessine à l’horizon pour envisager de sortir chiffon et aspirateur.
  • « les régimes, je n’en fais que si je suis motivée par une date-limite:  la perspective de la plage, par exemple. Le reste du temps, je dévore.

Laurence, on a bien lu votre article sur comment se motiver (ça me fait plaisir de voir que ce blog vous sert à quelque chose). Mais, au fond, pourquoi avons-nous tout le temps besoin de contraintes extérieures à nous pour nous mettre en branle? »

Je crois qu’il s’agit d’un manque de confiance en vous. Vous ne croyez pas que vous êtes capable de réussir tout(e) seul(e). C’est comme si vous aviez plus confiance dans le reste du monde pour vous mettre au travail que dans vous-même.

Eux (votre belle-mère, vos clients, voire les gens sur la plage!), ils savent ce qu’ils veulent: du coup, vous n’avez pas le choix. Vous les craignez. Pour eux, « ça vaut la peine ».

Ah bon? Et pas pour vous? Vous ne méritez pas un intérieur propret, un job gratifiant et qui rapporte, de jolis maillots de bain?

A chaque fois que vous vous reposez sur des contraintes extérieures pour vous pousser à faire quelque chose,

1-  vous allez essayer de repousser jusqu’à ne plus avoir le choix ce qui vous « force » à faire les choses au dernier moment.  Vous voyez comment la procrastination s’entretient ainsi?

2- vous entretenez des rapports disons… ambigus avec les personnes qui incarnent la contrainte: votre belle-mère, quelle maniaque!; ce client, quel râleur!; les vacanciers sur la plage, quelle horreur! etc…
Certains vont même jusqu’à éviter certaines personnes pour ne plus être confronté à la situation désagréable qu’elles représentent.

3- vous perdez une occasion de trouver en vous-même une motivation, intérieure celle-là. C’est dommage,  parce que toutes les personnes qui réussissent ce qu’elles entreprennent disent la même chose: « un jour, j’ai compris que je faisais ça pour moi. Du coup, ça ne me pèse plus ».

A retenir de cet article: peut-être faudrait-il désormais songer plus à vous, comme force motrice, qu’aux autres? Peut-être faudrait-il donner plus de poids à ce qui va vous satisfaire sur le long terme qu’à cette fichue date-limite qui vous pend au nez? Je vous laisse méditer sur ce sujet de rentrée…

  • Si la tendance à repousser à plus tard vous empoisonne la vie, tapez « procrastiner » dans le moteur de recherche, en haut à droite de la page et découvrez tout ce que vous pouvez faire pour y remédier.
  • Je suis ravie de vous retrouver, chers lecteurs et j’espère que vous avez passé de bonnes vacances (maillot ou pas).

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L’ organisation en s’amusant ou fais gagner des points à ton avatar

gameVoici le mail que j’ai reçu de Laurette.

J’ai immédiatement pensé à mes enfants, mes neveux, mes étudiants… bref tous ceux qui pratiquent les RPG*.

« Bonsoir,

nous étions en train de discuter d’organisation avec une amie, et je lui expliquais un problème que j’avais à réussir à m’organiser et à faire les choses que je devais faire dans la journée, malgré le fait que je n’étais pas toujours motivée à le faire.

C’est alors qu’elle a sorti de sa poche comme une magicienne effectuant une invocation divine (vous allez voir que la métaphore se prête plutôt bien, pour le coup !) un lien que voici :

https://habitrpg.com

Il s’agit d’une petite application, qui m’a beaucoup fait rire et intéressée presque directement par son concept : à la base, rien ne la diffère vraiment d’une application pour s’organiser « banale », sauf sur un point: elle considère la vie de l’utilisateur comme un jeu de rôle.

Si l’on n’effectue pas les tâches qui sont inscrites pour chaque jour, on perd des points ou de la santé.

Au contraire, si on les réussit, on en gagne, on peut obtenir de petites récompenses qui permettent de « monter » de niveau ou de s’offrir de petits cadeaux (tels que des habits pour notre « avatar », etc).

Etant moi-même plutôt jeune, j’ai tout de suite beaucoup adhéré au concept qui me donne, là tout de suite, envie de réaliser énormément de choses qu’avant je repoussais du bout du doigt dans mon esprit.

Je me suis donc dit que ça pourrait être chouette de vous présenter ce petit bijou, qui m’a l’air d’être parfait pour les adolescents et jeunes adultes aussi récalcitrants que moi à se mettre au travail… »

Jouer en s’organisant? Je suis pour.
Laurette, vous en êtes à quel niveau?

*Role Playing Game, jeu de rôle, quoi.
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S’amuser, c’est très puissant. Si vous ne vous prenez pas trop au sérieux, voici d’autres articles que vous pourriez apprécier:

Le blog s’arrête quelques semaines pendant l’été.

Je vous invite à vous y abonner pour être prévenu(e) quand le premier article de la rentrée sera publié.

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